L’intérêt pour l’intelligence artificielle est aujourd’hui plus grand que jamais, mais la plupart des organisations sont encore loin d’être prêtes à déployer l’IA à grande échelle. C’est ce qui ressort de l’AI Benchmark 2026 du partenaire technologique Alistar, basé sur une enquête menée auprès de 150 organisations en Belgique et aux Pays-Bas.
La conclusion est frappante : 95 % des organisations craignent de perdre du terrain face à la concurrence sans l’IA, alors que à peine 6 % ont déjà largement intégré l’IA dans leurs processus métier.
Pour le secteur informatique, ces résultats confirment une tendance que les revendeurs, les MSP et les intégrateurs constatent quotidiennement chez leurs clients : l’intérêt pour l’IA est énorme, mais le passage de l’expérimentation à la mise en œuvre structurelle reste difficile.
L’IA n’est plus une simple expérimentation
Selon l’étude, 87 % des personnes interrogées considèrent l’IA comme une opportunité majeure pour leur organisation. De plus, 92 % indiquent ressentir dès aujourd’hui un impact concret de l’IA, tandis que la moitié des organisations font état d’un gain de productivité évident.
Pourtant, le niveau de maturité reste faible.
Plus de la moitié des organisations (56 %) se trouvent encore en phase expérimentale. Seuls 13 % disposent d’une stratégie formelle en matière d’IA et, dans 41 % des cas, personne n’est explicitement responsable de l’IA.
Cela montre que les possibilités technologiques évoluent plus rapidement que l’approche organisationnelle.
Une opportunité majeure pour le canal informatique
Pour les partenaires de distribution belges, cela représente également une opportunité importante.
Alors que la première vague d’IA tournait principalement autour de l’expérimentation de ChatGPT, Microsoft Copilot ou Google Gemini, le marché s’oriente aujourd’hui vers des questions de gouvernance, de sécurité, d’intégration et de cas d’utilisation concrets.
Les entreprises recherchent de plus en plus souvent des conseils sur des questions telles que : C’est précisément là que les MSP, les intégrateurs de systèmes, les consultants et les partenaires logiciels peuvent faire la différence.
- Quels outils d’IA sont adaptés ?
- Comment garantir la protection des données d’entreprise ?
- Comment intégrer l’IA dans les processus existants ?
- Quels collaborateurs sont autorisés à utiliser quelles solutions d’IA ?
- Comment se conformer à la loi européenne sur l’IA ?
Un enthousiasme sans cadre réglementaire
Il est frappant de constater que 73 % des organisations encouragent activement l’utilisation de l’IA, mais souvent sans directives claires ni cadre de gouvernance.
De plus, la principale préoccupation ne semble pas être la confidentialité ou la réglementation, mais la fiabilité des informations générées. 45 % citent des résultats erronés ou peu fiables comme principal risque.
Selon Jan Hofman, PDG d’Alistar, le défi passe donc de la technologie à l’organisation.
« La question concernant l’IA n’est plus de savoir si nous y croyons, car nous y croyons massivement. La question est de savoir si nous parvenons à l’organiser. Ceux qui investissent dès maintenant dans la stratégie, la responsabilité et l’assurance qualité feront la différence dans cinq ans. »
Différences entre la Belgique et les Pays-Bas
Bien que les organisations belges et néerlandaises aient une attitude tout aussi positive vis-à-vis de l’IA, l’étude comparative met également en évidence quelques différences intéressantes.
Les organisations néerlandaises indiquent plus souvent qu’il n’existe pas de stratégie claire en matière d’IA et que personne n’en est officiellement responsable au sein de l’entreprise.
On constate également un fossé entre la direction et les collaborateurs. Plus le niveau hiérarchique est élevé au sein d’une organisation, plus la confiance dans les possibilités de l’IA est grande.
D’un projet technologique à une stratégie d’entreprise
Pour le secteur informatique, cette étude confirme que l’IA évolue progressivement d’un thème purement technologique vers un enjeu stratégique pour l’entreprise.
Alors que les fournisseurs se sont principalement concentrés sur le lancement de nouvelles fonctionnalités d’IA au cours des deux dernières années, la demande s’oriente aujourd’hui vers l’accompagnement, l’adoption, la sécurité, la conformité et la gestion du changement.
Pour les partenaires, cela implique d’endosser un nouveau rôle de conseiller stratégique plutôt que celui de simple fournisseur de technologie.
Alistar souhaite accompagner les organisations
Avec l’AI Benchmark 2026, Alistar souhaite donner aux organisations un aperçu de leur niveau actuel de maturité en matière d’IA et des principaux défis à relever dans les années à venir.
Ce partenaire technologique européen accompagne les entreprises dans leur transformation numérique et aide les organisations à mieux aligner les personnes, les données et la technologie. Selon Alistar, l’avantage concurrentiel dans les années à venir ne sera pas tant déterminé par ceux qui utilisent l’IA, mais par ceux qui parviennent à l’ancrer de manière réfléchie et structurée au sein de leur organisation.
Pour le secteur informatique belge, le message semble clair : la course à l’IA a commencé, mais pour la plupart des entreprises, la véritable mise en œuvre reste encore à venir.
