Le coût moyen d’une fuite de données au Benelux est passé en un an de 6 millions à 6,35 millions d’euros. La région reste ainsi nettement au-dessus de la moyenne mondiale de 4,36 millions d’euros. C’est ce qui ressort du rapport IBM « Cost of a Data Breach Report 2026 », qui dresse chaque année un bilan de l’impact financier des fuites de données.
Selon IBM, l’intelligence artificielle joue un rôle de plus en plus important dans un paysage des menaces en pleine évolution. À l’heure actuelle, 26 % des fuites de données malveillantes au Benelux sont liées à des attaques basées sur l’IA, telles que la fraude d’identité par deepfake et les logiciels malveillants utilisant l’IA.
L’IA rend les attaquants plus rapides, mais aide également les défenseurs
Bien que les cybercriminels utilisent l’IA pour mener des attaques plus rapidement et plus efficacement, l’étude montre également que les organisations qui intègrent l’IA et l’automatisation dans leur stratégie de sécurité peuvent réduire considérablement l’impact d’un incident.
Les entreprises qui déploient largement l’IA au sein de leurs processus de sécurité paient en moyenne 5,45 millions d’euros par fuite de données, contre 7,09 millions d’euros pour les organisations qui n’utilisent pas ces technologies. Cela représente une différence de coût moyenne de 1,64 million d’euros par incident.
Pourtant, l’étude révèle que plus d’un quart des organisations du Benelux n’ont pas encore intégré de manière structurelle l’IA et l’automatisation dans leur propre cybersécurité.
La cybersécurité évolue vers une résilience proactive
Selon IBM, la cybersécurité évolue de plus en plus d’une discipline réactive vers un exercice stratégique axé sur la cyber-résilience. Les organisations investissent non seulement dans la détection des attaques, mais aussi dans l’identification et la correction plus rapides des vulnérabilités.

Par ailleurs, une étude complémentaire menée par le Ponemon Institute révèle que 85 % des organisations à l’échelle mondiale prévoient d’augmenter encore leurs budgets de sécurité en raison de l’émergence de capacités avancées en matière d’IA.
Le secteur financier reste fortement touché
Tous les secteurs ne sont pas touchés de la même manière. Au Benelux, le coût moyen d’une fuite de données dans le secteur financier s’élève désormais à 7,90 millions d’euros par incident. Le secteur des communications (7,03 millions d’euros) et le secteur industriel (7,02 millions d’euros) se situent également bien au-dessus de la moyenne régionale.
Le rapport souligne en outre que seules 36 % des organisations touchées au Benelux chiffrent systématiquement leurs données sensibles, malgré l’attention croissante portée à la cyber-résilience et à la préparation à la future sécurité post-quantique.
Des opportunités pour les partenaires de sécurité
Pour les revendeurs, les MSP et les intégrateurs de sécurité, le rapport confirme que la demande en services de sécurité gérés, en détection assistée par l’IA, en sécurité des identités et en surveillance continue va continuer à croître. Alors que les cybercriminels utilisent l’IA pour mener des attaques plus rapidement, les organisations ont de plus en plus besoin de solutions capables de détecter plus rapidement les menaces et de limiter l’impact des incidents.
Compte tenu de l’impact financier croissant des fuites de données, la cybersécurité est de moins en moins une simple question informatique et devient de plus en plus un investissement stratégique pour l’ensemble de l’entreprise.
