L’IA n’est plus un sujet réservé au service informatique, mais une question de gouvernance, qui se traite en salle du conseil, s’il vous plaît. Telle est la principale conclusion de la dernière étude menée par IBM auprès des PDG. Les dirigeants d’entreprise européens redéfinissent rapidement la composition de leurs comités de direction afin de mieux tirer parti de l’impact de l’IA, ce qui a des conséquences directes pour les partenaires, les intégrateurs et le marché informatique au sens large.
Le poste de Chief AI Officer se généralise
Les chiffres parlent d’eux-mêmes : aujourd’hui, 76 % des organisations européennes ont un Chief AI Officer, contre 24 % il y a à peine un an.
Cette progression rapide montre comment l’IA passe du stade expérimental à celui de composante structurelle de la stratégie d’entreprise. Les entreprises qui organisent explicitement leur structure selon une approche « AI-first » s’avèrent en outre plus réactives et déploient davantage d’initiatives en matière d’IA que leurs concurrents.
La prise de décision s’oriente vers l’IA
La confiance croissante des PDG dans l’IA est également frappante :
60 % des PDG européens se sentent à l’aise pour prendre des décisions stratégiques sur la base d’analyses IA.
Concrètement, cela signifie que la technologie joue désormais un rôle direct dans : Pour le channel, cela signifie que le conseil en matière de données, de gouvernance et de modèles d’IA se rapproche de plus en plus de la salle du conseil.
- les choix stratégiques
- les décisions d’investissement
- et la gestion opérationnelle
De nouveaux rapports de force au sein de la direction
L’impact de l’IA ne se limite pas à une seule nouvelle fonction. Selon l’étude, 83 % des PDG s’attendent à ce que tous les dirigeants d’entreprise développent une expertise technologique.
Par ailleurs, les rôles classiques regagnent en importance : la frontière entre l’informatique et les affaires s’estompe ainsi de plus en plus.
- le Chief AI Officer en tant que pivot stratégique
- le directeur des ressources humaines, dont le rôle s’accroît en raison de la transition des compétences
- et d’une imbrication plus étroite entre technologie et talents
Les compétences deviennent le véritable goulot d’étranglement
Peut-être encore plus important que la technologie : le talent.
Les PDG s’attendent à ce que d’ici 2028 : Parallèlement, 81 % des PDG affirment que le succès de l’IA dépend avant tout des personnes, et non de la technologie.
- 29 % des employés doivent être reconvertis vers un autre poste
- 53 % ont besoin de compétences supplémentaires pour leur rôle actuel
Pour les partenaires et les intégrateurs, il y a là une opportunité évidente : non seulement la mise en œuvre, mais aussi la gestion du changement, la formation et l’adoption deviennent des services cruciaux.
Un signal d’alarme pour la Belgique

« L’adoption de l’IA n’est plus une utopie. Les entreprises qui investissent aujourd’hui dans la technologie et les talents feront la différence demain. Il ne s’agit pas d’un projet ponctuel, mais d’une culture d’apprentissage continu. »
Pour une économie ouverte comme celle de la Belgique, cela signifie, selon IBM, un changement fondamental dans la manière dont les entreprises opèrent et se font concurrence.
Qu’est-ce que cela signifie pour le channel ?
L’étude confirme une tendance visible depuis un certain temps :
l’IA passe du stade de cas d’utilisation à celui de modèle organisationnel.
Pour le canal, cela se traduit par trois évolutions claires : En d’autres termes : pour rester pertinent en tant que partenaire, il faut évoluer de fournisseur de technologie à partenaire de transformation.
- Plus de conseil stratégique à l’intention des cadres dirigeants
- Une attention accrue portée aux données et à la gouvernance
- Une explosion de la demande en compétences et en programmes d’adoption
